Bi k o o B UNE RÉVOLUTION DANS L'ACCÈS AU LIVRE EN AFRIQUE VOTRE BIBLIOTHÈQUE SUR VOTRE TÉLÉPHONE La lecture, Une porte ouverte sur un monde enchanté BIBOOK : L'ÉDITEUR ET LA LIBRAIRIE NUMÉRIQUES DE L'AFRIQUE La lecture nous offre
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À PROPOS

BiBook est un éditeur numérique et une librairie en ligne 100 % made in Africa qui permet de télécharger et de lire des livres sur téléphone ou tablette, les « terminaux » les plus répandus en Afrique. L’application BiBook est gratuitement disponible sur Play Store et sur App Store. Dix livres de haute qualité à lire sur…
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BiBook est un éditeur numérique et une librairie en ligne 100 % made in Africa qui permet de télécharger et de lire des livres sur téléphone ou tablette, les « terminaux » les plus répandus en Afrique.

L’application BiBook est gratuitement disponible sur Play Store et sur App Store. Dix livres de haute qualité à lire sur téléphone ou tablette sont offerts en cadeau de bienvenue.

BiBook se fixe comme objectif d’ouvrir l’accès au livre pour le plus grand nombre et de faire reculer l’ignorance en Afrique.

Lecture hors connexion.

RECOMMANDE PAR TV5MONDE

Faire mentir ceux qui disent que l’Afrique ne lit pas

On dit que les Africains ne lisent pas. Faux ! Ils lisent chaque jour, mais sur leur téléphone.

On dit que si un Africain ne veut pas qu’on le trouve, il va se cacher dans un livre. Lol ! C’est un peu vrai.

Bi-Book, c’est le livre d’aujourd’hui, la réconciliation entre la culture et le téléphone.

Les Africains rencontrent de nombreux obstacles sur le chemin de la lecture et de l’écriture. BiBook les affronte de face et leur donne une solution.

« Le livre, c’est trop cher »

Un ouvrage édité par BiBook coutera 2000 F CFA (3 €) payables par paiement téléphonique ou par carte bancaire. Une collection de dix livres sera offerte cadeau. Des promos régulières permettront d’acheter à prix discount les e-books proposés par l’édition africaine.

« Il n’y a pas de librairie près de chez moi »

L’application BiBook est une librairie mobile dédiée à l’édition africaine où on pourra bientôt découvrir et acquérir des centaines de livres.

« Si je m’isole avec un livre, on va dire que je suis asocial, voire méchant

Se plonger dans son téléphone est une pratique désormais généralisée.

« Je suis auteur, mais éditer en Afrique souvent c’est cher et la diffusion ne suit pas »

Pas d’argent à sortir. Au premier livre vendu, un auteur BiBook touche des droits d’auteur. La sortie de son livre est immédiatement annoncée dans des dizaines de milliers de téléphones.

« Je suis enseignant, j’ai beaucoup de grands textes au programme, mais mes élèves n’ont jamais l’occasion de les lire »

BiBook est un trésor pour les enseignants, un trésor partageable avec les élèves.

Bi = aujourd’hui en bamanan kan. Bi-Book, le livre d’aujourd’hui

Une bibliothèque et une librairie dans votre téléphone, une innovation née au Mali

BiBook : en savoir plus

Bibook, une équipe malienne engagée pour une Afrique instruite et créative

BiBook est un éditeur numérique porté par une équipe malienne expérimentée qui compte des écrivains reconnus et souvent publiés, des jeunes informaticiens de talent, des têtes de réseau très actives dans le champ culturel. Leur principal objectif est le développement de la lecture et de l’écriture dans une Afrique qui jusque là lit peu. Une part de l’activité de BiBook est commerciale : édition et vente d’ouvrage numériques. Mais une part importante est non commerciale avec la mise à disposition gratuite de nombreux textes.

BiBook, une application révolutionnaire

Le fonctionnement de BiBook est fondé sur une application informatique mise au point et gérée par la jeune équipe bamakoise de We’re Solution. L’abonnement à cette application est gratuit. L’abonné crée un compte personnel qui lui permet de disposer sans délai des moyens de télécharger sur son téléphone ou sa tablette les ouvrages gratuits et d’acquérir les ouvrages payants en les réglant par paiement téléphonique ou par carte bancaire (2000 F CFA ou 3€ par titre édité par BiBook – des promotions régulières sur les livres d’autres éditeurs proposés par la librairie BiBook). Le téléchargement se fait en une fois et la consultation des ouvrages peut se faire alors hors connexion. Seules les personnes disposant d’un compte personnel peuvent accéder sur leur appareil aux textes téléchargés. En cas de changement de téléphone ou de tablette, le compte personnel suit l’abonné sur le nouvel appareil.

BiBook, une bibliothèque à soi

Les promoteurs de BiBook ont choisi de mettre régulièrement à la libre disposition des abonnés des ouvrages gratuits. Certes, on peut trouver beaucoup de textes gratuits en navigant sur le net. Mais quand on ne dispose pas d’un ordinateur, c’est presqu’impossible et avec BiBook, le futur lecteur ne part pas au hasard à la pêche aux livres dans l’immense océan d’internet. BiBook lui propose un choix réfléchi et attractif de livres susceptibles de l’intéresser et de l’instruire. Ce choix est fait par une équipe de professionnels bons connaisseurs de tous les champs de l’écriture : fiction, essais, documents, théâtre, etc. Il prend en considération les besoins spécifiques du public malien et africain en matière d’instruction et de connaissance. Beaucoup de ces textes sont directement reliés aux enjeux du Mali et de l’Afrique. Et grâce à BiBook, ces textes sont téléchargés sur le téléphone ou la tablette. La connexion ne dure que le temps du chargement.

BiBook, une librairie électronique

BiBook est aussi une librairie sur téléphone. La librairie BiBook va privilégier la vente d’ouvrages publiés par l’édition africaine, handicapée par la faiblesse du réseau de librairie et le prix du livre papier, trop élevé pour beaucoup de budgets d’aspirants lecteurs. L’application donne une présentation succincte de chaque ouvrage. Elle permet de les acheter sans délai ni complication via les services de paiement téléphonique ou une carte bancaire. Une fois acheté, le texte entre dans la bibliothèque numérique de l’abonné à côté des titres gratuits. BiBook joue pour l’éditeur le même rôle qu’un libraire standard. C’est l’éditeur qui fixe le prix des livres qu’il confie à la librairie BiBook. Le lancement de ces livres ouvre une période où l’ouvrage peut être acheté pour un prix réduit, ce qui en assure la promotion et permet aux lecteurs à faibles revenus d’y avoir accès.

BiBook, un réseau de militants de la lecture

Les réseaux numériques sont le principal vecteur de promotion des textes édités par BiBook. Toute personne, association, organisme intéressé au développement de la lecture peut s’en faire le vecteur. BiBook est l’outil d’une possible révolution de la connaissance et du progrès intellectuel au Mali et en Afrique. Mais pour qu’un outil fonctionne, il faut des mains pour le mettre en action. BiBook n’est rien sans l’action de tous ceux et toutes celles qui se feront les militants de cette grande cause.

BiBook, une incitation à l’écriture

Aujourd’hui, éditer en Afrique un livre qu’on a écrit est un parcours du combattant. Les éditeurs « papier » du Mali et d’Afrique manquent souvent de moyens et la vente des livres est limitée par le manque de librairies et par le prix de l’impression. Les auteurs doivent alors mettre la main à la poche pour que leur ouvrage soit publié, surtout pour les premiers livres. Beaucoup de manuscrits de qualité dorment dans les placards de leurs auteurs. Avec BiBook, l’auteur n’a pas d’argent à sortir. Il perçoit des droits d’auteur au premier livre vendu.

Ouvrir le monde sur l’Afrique – Ouvrir l’Afrique sur le monde

Le vecteur de BiBook est le réseau mondial du WEB. Pensé depuis l’Afrique, l’éditeur numérique ouvre pour tous une fenêtre sur les préoccupations, l’imaginaire, la pensée, les interrogations et les pistes qui naissent de cette partie de l’humanité. Il y ajoute des œuvres majeures de la littérature mondiale. Les œuvres publiées sont lisibles partout.

L’Afrique vue d’Afrique

La richesse des cultures d’Afrique, culture patrimoniale, création d’aujourd’hui, reste souvent méconnu malgré le rôle central joué par le continent dans bien des moments de l’histoire : Egypte antique ; Ethiopie chrétienne, Universités de Tombouctou, de Gao ou de Djenné, apport des déportés africains aux cultures des Amériques, résistance à l’occupation coloniale, etc… BiBook adopte délibérément une politique éditoriale polarisée par les enjeux culturels vus d’Afrique.

Un choix de grands textes venus du monde entier

L’Afrique ne vit pas seule. BiBook travaille à réunir dans sa collection un nombre significatif de grands textes venus de partout dans le monde. Ces ouvrages seront de préférence publiés en version bilingue et deviendront ainsi un utile outil pour l’apprentissage des langues.

Soutien à l’édition de textes étrangers

Pour que ces textes puissent participer à constituer un fonds de bibliothèque gratuit, BiBook va solliciter les grands organismes de promotion des différentes cultures du monde, afin qu’ils proposent des titres et contribuent au financement du travail éditorial. BiBook en assurera l’édition, le graphisme, la promotion et les mettra gratuitement à disposition de tous ceux qui auront téléchargé l’application. L’objectif est de constituer ainsi une sélection des chefs d’œuvre de la littérature et de la pensée.

Dix livres offerts avec l’application

Une collection de dix livres sera toujours gratuitement disponible en même temps que l’application. Cette collection sera « glisssante » : certains titres passeront après un certain temps dans la librairie payante, remplacés par de nouveaux titres gratuits. Le moyen pour tous de se constituer peu à peu une bibliothèque personnelle sans considération de revenus. Voici la liste des dix ouvrages actuellement offerts.

Gouverneurs de la rosée, roman de l’écrivain haïtien Jacques Roumain, un chef d’œuvre au programme de tous les lycées.

Le voyage au Soudan, d’Ibn Battùta ; ce voyageur arabe visite le Mali au XIV siècle et raconte.

Mémoires d’esclave, de Frederick Douglass, le témoignage bouleversant d’un homme qui a passé son enfance et son adolescence comme esclave aux USA.

La modeste proposition, de Jonathan Swift ; un pamphlet grinçant contre le colonialisme anglais en Irlande.

Les 30 plus belles fables de La Fontaine ; un florilège de textes qui appartiennent à la culture mondiale.

Le règne de l’Askia Mohammed, de Mahmoud Kâti, tiré de son Tatikh El Fettach (16e siècle)

Bug Jargal de Victor Hugo, premier roman du grand Hugo consacré à une figure de la révolution anti-esclavagiste de Saint-Domingue.

Presque-songes et Traduit de la nuit de Jean-Joseph Rabearivelo, un sommet de la poésie en langue française par le pionnier de la littérature malgache.

Voyage autour de ma chambre, de Xavier de Maistre. Le livre culte de tous les confinés : 42 jours à explorer sa chambre sans en sortir.

Le dossier Toussaint Louverture, Les Mémoires du héros de la lutte anti-esclavagiste d’où est né Haïti et plusieurs autres textes le concernant.

Pour davantage d’information : Issouf Koné +223 74 35 11 76‬ – issgy@hotmail.fr

https://www.facebook.com/editionbibook/

Contacts

Luke Tamou Koné : luke.kone@were.solutions – +223 70 50 04 02‬

Jean-Louis Sagot-Duvauroux : jlsd&@club-internet.fr – (France) +33 6 76 68 34 81 (Mali) +223 79 39 48 79

Développement international

François Grosjean +33 6 33 51 28 11 – francois.grosjean2@gmail.com

Catherine Faure +33 6 13 62 17 70 – contact@catconsulting.art

Adresse 

Maison des solutions, Baco Djikoroni Golf – rue 628, porte 596 – Bamako Commune 5 – Mali

BiBook est une SAS de droit malien – Les actions militantes pour l’accès à la lecture, ainsi que la gestion de la collection gratuite sont assurées par l’association de droit malien PAM (Promotion des arts au Mali).

VIENT DE PARAÎTRE

  • TAMANGO

  • TAMANGO

    Par: Prosper Mérimée

    Le sujet : Un regard glaçant sur le commerce des êtres humains

    Publié pour la première fois en 1829, Tamango est un des rares textes de la littérature française où l’Afrique a sa place. Son sujet est le commerce des êtres humains entre Africains et Européens au moment de la traite atlantique. Son auteur, Prosper Mérimée, est un partisan résolu de l’abolition de l’esclavage, abolition décrétée en 1794 par la France révolutionnaire, esclavage rétabli par Napoléon Bonaparte en 1802. L’auteur est aussi un Français de son temps. Son regard sur l’Afrique et les Africains peine à éviter les clichés. Mais comme dans le Bug Jargal de Victor Hugo, écrit à peu près à la même époque et publié par BiBook, les bourrasques de la passion amoureuse et de la liberté perdue bouleversent les relations et rétablissent le sentiment d’une destinée autour de laquelle tous les humains se rejoignent, même si c’est pour s’affronter jusqu’à la mort. Tamango est un Africain qui vend des Africains aux Européens. Mais tourneboulé par la force de l’amour, le destin se renverse. Le marchand d’esclaves se retrouve à son tour aux mains de ses cruels clients. Une épopée maritime désespérée dont la lecture de ce texte vous révélera l’issue.

  • Makeda, reine de Saba suivi du Cantique des cantiques

  • Makeda, reine de Saba suivi du Cantique des cantiques

    Par: Hayla Maryam/Hugues Le Leroux

    Une histoire africaine mondialement connue, un livre à découvrir

     

    L’histoire, rapportée par la Bible, a fait le tour du monde : Salomon (Shlomo pour les juifs, Souleymane pour les musulmans), fils de David (Daoud), règne à Jérusalem où il a fait construire un Temple somptueux pour y accueillir l’Arche d’Alliance, ce coffre précieux contenant les Tables de la Loi dont la Bible dit qu’elles ont été confiées par Dieu à Moïse (Moshé, Moussa). Une souveraine africaine – la reine de Saba (Éthiopie) – vient lui rendre visite. Un amour légendaire naît de cette rencontre. Plusieurs livres de la Bible rapportent cette histoire, mais le plus célèbre est le Cantique des cantiques, brulant poème d’amour où le roi d’Israël et la reine de Saba échangent des propos passionnés qui depuis ont inspiré amoureux et mystiques un peu partout dans le monde. Le texte du Cantique des cantiques est proposé à la fin de ce livre.

     

    Mais il est ici précédé par un autre livre, un récit africain du XIVe siècle tiré du Kebra Naghast (livre de la gloire des rois). La tradition éthiopienne veut que la reine, nommée Makeda, soit rentrée dans son royaume enceinte de ses amours avec Salomon. L’enfant qui nait de cette passion est réputé être l’ancêtre de la dynastie des rois d’Éthiopie (Ménélik 1er). Cette version africaine des amours de Salomon et de la reine de Saba mérite d’être enfin mise à l’honneur. Elle rappelle la place de l’Afrique dans l’histoire mondiale avant que le continent ne soit conquis et abaissé par l’Occident. BiBook s’est fait un devoir de la mettre à disposition du plus grand nombre en l’intégrant dans sa collection gratuite.

     

    Makeda, reine de Saba n’est pas seulement l’histoire de héros antiques. Le manuscrit du Kebra Naghast a connu un destin chaotique, à l’image des traumatismes vécus par l’Afrique du fait des agressions coloniales. Le 13 avril 1868, Théodore, empereur d’Ethiopie, est assiégé par des troupes britanniques dans son fort de Magdala. Il préfère la mort à l’humiliation et se tire une balle dans la gorge. Le pillage commence. Parmi les objets dérobés se trouve un des plus précieux manuscrits de la civilisation éthiopienne, le Kebra Naghast. Écrit en guèze, la langue liturgique de l’Église d’Éthiopie, ce texte est considéré comme un des fondements des institutions du pays. Il est alors entreposé au British Museum. En 1872, l’Éthiopie est menacée par l’Égypte. Jean IV, successeur de Théodore, écrit à la reine Victoria et à Lord Granville, son ministre des affaires étrangères. Cette lettre demande la restitution d’objets symboliques, notamment « un livre appelé Kebra Naghast qui contient les lois de toute l’Ethopie, les noms des chefs, des églises et des provinces. » Le roi d’Éthiopie précise : « Je vous prie de retrouver le possesseur de ce livre pour me l’envoyer, car dans mon pays mon peuple refuse de m’obéir si je ne l’ai pas ». Pour des raisons diplomatiques, le Royaume Uni accepte de restituer un des deux manuscrits du Kebra Naghast qui ont été enfoui dans les étagères du British Museum sous les références « Oriental 818 » et Oriental 809 ». On dit qu’après l’avoir récupéré, le roi Jean ne s’en sépara plus jamais et qu’il l’avait avec lui lors du combat où il perdit la vie (1889).

     

    Cette « restitution » préfigure un mouvement, aujourd’hui en cours, de récupération par l’Afrique de ses trésors culturels. Avec la publication de ce texte, l’éditeur numérique africain veut participer à cette juste restitution. Il veut le faire avec les outils d’aujourd’hui qui permettent de mettre de patrimoine littéraire à disposition non pas d’un seul mais du grand nombre. On espère que beaucoup participeront à sa popularisation en faisant largement connaître autour d’eux cette œuvre importante pour que l’Afrique reconstruise sa grandeur et sa confiance en soi.

     

    A noter que le mouvement Rastafari – les rastas – l’avaient compris bien avant l’initiative de BiBook. Le Kebra Naghast est une de ses références sacrées. Toutes celles, tous ceux, rastas ou non, qui liront la belle histoire du roi Salomon, de la reine Makeda et de leur fils Ebnä Hakim (le fils du sage), couronné sous le nom de Ménélik 1er, y retrouveront sans difficulté les références de ce mouvement de réhabilitation de l’Afrique, des Africains et de leurs descendances.

  • Le dossier Toussaint Louverture

  • Le dossier Toussaint Louverture

    Par: Divers auteurs

    Les textes : à la découverte d’un enfant d’Africain devenu un des principaux hommes politiques de son temps.
    Toussaint Louverture fut un des personnages politiques les plus importants de la fin du 18e siècle et du début du 19e. Ses capacités de stratège militaire, son adresse politique, sa foi dans la liberté générale – abolition et interdiction de l’esclavage – placent cet ancien esclave, fils d’Africain déporté, à la tête de « la plus riche colonie du monde », l’île de Saint-Domingue (future Haïti). Il y cumule les plus hautes fonctions – général en chef, gouverneur – et il est reconnu comme tel par la jeune République française qui sera conduite, en partie grâce à son action, à abolir l’esclavage dans ses lois. C’est tout l’ordre mondial de l’époque qui en est ébranlé, le destin de trois continents qui se joue : l’Afrique dévastée par la traite des êtres humains, les Amériques encore très majoritairement composée de colonies esclavagistes, l’Europe secouée par les espoirs de liberté que porte la révolution française. La traite française est interrompue. Les esclaves deviennent citoyens de plein exercice. La destinée de la colonie, même formellement placée sous la bannière de la France, jouit d’une autonomie quasi totale. Une occasion historique unique d’engager le monde dans une voie nouvelle de liberté, d’égalité, d’émancipation humaine, de respect mutuel.

    Mais en France, l’élan révolutionnaire est rompu par le coup d’État du général Napoléon Bonaparte qui va bientôt abolir la république. L’Angleterre veut bien faire la paix avec le nouveau maître de la France, mais elle demande que les colonies françaises soient débarrassées du poison de l’égalité raciale, aux effets contagieux dans ses possessions. Marché conclu. Sans être militairement battu, Toussaint Louverture qui résiste à l’agression esclavagiste est traitreusement fait prisonnier. Les habitants de Saint-Domingue résistent et conquièrent l’indépendance du pays sous son nom originel d’Haïti, mais l’esclavage est brutalement rétabli dans les autres colonies françaises. Le nouvel ordre mondial que Toussaint Louverture avait commencé à imposer s’écroule. Ce Dossier Toussaint Louverture propose des textes de l’époque essentiels à la compréhension de cette secousse planétaire. Pièce principale de ce dossier : Les Mémoires de Toussaint Louverture écrits par lui-même.

  • Presque-Songes suivi de Traduit de la Nuit

  • Presque-Songes suivi de Traduit de la Nuit

    Par: Jean-Joseph Rabearivelo

    La courte existence du poète malgache Jean-Joseph Rabearivelo (1901-1937) est hors norme. Cet immense écrivain est chassé de son collège à l'âge de 13 ans. Il ne connait alors que des rudiments de français. Mais par un travail personnel acharné, il va devenir un des maîtres de cette langue. Sa poésie oscille, comme son esprit tourmenté, entre ténèbres et lumière. Elle n'est pas toujours très évidente à lire, mais l'effort qu'elle demande est payé de grandes joies littéraires. Après une existence bouleversée, ce poète de génie s'empoisonne au cyanure. Son âme survit à cette tragédie dans le trésor poétique qu'il lègue à son pays, à l'Afrique, au monde.

  • Bug Jargal

  • Bug Jargal

    Par: Victor Hugo

    1818. Un élève français de 16 ans fait un pari avec ses amis : « Je peux vous écrire un roman en 15 jours ». Le jeune homme s’appelle Victor Hugo. Il deviendra un des plus grands noms des lettres françaises. Le héros de son roman – Bug Jargal –, c’est un jeune prince africain d’une impressionnante prestance physique et morale, réduit en esclavage, déporté dans la colonie française de Saint-Domingue, et qui prend la tête d’une révolte pour la liberté. A travers des péripéties pleines de surprises, alors qu’il est encore esclave, il croise le destin d’un jeune officier français dont il deviendra l’ami…

CATÉGORIES

AUTEURS

Les écrivains nous font rêver, voyager, rire ou pleurer grâce à leur plume. Leur force réside dans leurs mots : qu’on aime ou qu’on déteste le style d’un auteur, ses textes nous laissent rarement indifférents.
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    Prosper Mérimée

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    Prosper Mérimée

     

    Prosper Mérimée a semé dans la littérature française quelques fortes figures souvent reprises : Tamango, personnage africain repris et très réinterprété dans un film de John Berry : Carmen, la belle gitane qui donne son nom à un des opéras les plus populaires (Carmen, de George Bizet) et à un film à succès de Francesco Rosi ; Mateo Falcone, tragédie de l’honneur mise à l’écran par Éric Vuillard. Ces nouvelles sont clairement romantiques par les situations qu’elles décrivent, mais écrites dans un style simple, direct, contrôlé, qui ne se laisse pas emporter dans de grandes envolées, comme le font tant d’auteurs de son temps. C’est un homme bien introduit dans les milieux officiels, membre de l’Académie française, inspecteur général des monuments historiques, mais dont l’esprit semble toujours chercher à partir en voyage, sur des terres et dans des environnements humains inconnus. On se demande ce que deviendrait son Tamango, personnage fortement marqué par l’idée que les Européens de l’époque se font de l’Afrique, s’il était repris et réinterprété à sa façon par un auteur d’Afrique, qui lui ferait habiter à sa façon l’étrange et bouleversante intrigue imaginée par l’auteur français.

     

    Publication(s)


    TAMANGO
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    Hayla Maryam/Hugues Le Leroux

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    Hayla Maryam/Hugues Le Leroux

    On ne connait pas l'auteur ou plutôt les auteurs du Kebra Naghast, un livre du début XIVe siècle, rédigé en ge'ez et qui rassemble des légendes populaires éthiopiennes, des traditions bibliques, talmudiques et coraniques, les associant en une interprétation proprement éthiopienne de l'histoire du salut. Mais les traducteurs à qui l'on doit la version ici proposée sont l'Éthiopien Hayla Maryam et le Français Hugues Le Roux. Cette traduction fut rédigée à la demande du Négus à partir du manuscrit historique conservé par le souverain. Hugues Le Roux décrit son émotion devant la tâche accomplie sur les hauts plateaux d'Éthiopie, comme "l'ivresse que l'on éprouve à voir sortir de l'ombre le livre où un peuple songeur croit que gît le secret de sa destinée".

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    Makeda, reine de Saba suivi du Cantique des cantiques
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    Divers auteurs

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    Divers auteurs

    Les auteurs (Joseph Saint-Rémy, Victor Schœlcher, Toussaint Louverture, Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Pierre Sauvageot, Claude Moreau) : des hommes engagés de toutes origines

    Joseph Saint-Rémy est un historien haïtien de la première moitié du 19e siècle. Il appartient à la classe des « gens de couleur », que l’époque nomme aussi mulâtres ou sang-mêlé. Les textes de lui proposés dans ce dossier sont marqués par une puisssante aspiration à « l’égalité des couleurs ». Son admiration pour Toussaint Louverture est tempérée par son soutien au général Rigaud, mulâtre qui s’opposera à l’ascension politique de l’esclave devenu gouverneur.

    Victor Schœlcher est un homme politique français très impliqué dans les questions coloniales et qui peu à peu acquiert la conviction qu’après le rétablissement de l’esclavage par Bonaparte, le retour à la liberté générale est inéluctable, qu’elle doit être proclamée, qu’elle est une bonne issue pour la France. Sa conférence sur Toussaint Louverture a cette conviction comme soubassement.

    Le témoignage de Toussaint Louverture, écrit dans sa prison jurassienne, est le texte d’un homme blessé. Le rêve d’une autonomie gérée par des anciens esclaves devenus citoyens, propriétaires, magistrats, officiers, a été brisé. Sa foi dans son destin de libérateur de la race noire échoue dans une prison française. Le prisonnier raconte dans le détail l’agression des forces françaises contre la liberté de Saint-Domingue, le rôle méprisable du général Charles Victoire Emmanuel Leclerc qui la conduit. Feignant de croire à la bonne foi de Bonaparte à qui ce texte est adressé, il plaide pour un procès équitable qu’il n’obtiendra pas. Mais c’est l’histoire qui lui a rendu justice.

    Pour clore ce dossier, BiBook propose le texte d’un spectacle consacré à Toussaint Louverture et qui a réuni en 1989, sur la plage de Ngor (Dakar), plus de deux cents artistes et créateurs d’Afrique, des Caraïbes et de France. Créé devant le sommet francophone de Dakar (1989), ce spectacle grandiose avait été proposé par une équipe française – Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Pierre Sauvageot et Claude Moreau – pour que l’épopée de la révolution anti-esclavagiste de Saint-Domingue ne soit pas l’oubliée des commémorations du bicentenaire de la révolution de 1789. Il met à plat les débats qui, de Paris aux rives de l’Artibonite, déchirèrent les hommes de ce temps, des ragots les plus racistes aux envolées les plus sublimes. Un moment d’union par la force de l’art et de la connaissance autour du personnage de Toussaint Louverture et de son épopée.

    Publication(s)


    Le dossier Toussaint Louverture
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    Jean-Joseph Rabearivelo

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    Jean-Joseph Rabearivelo

    L’auteur – Un pionnier tourmenté des lettres africaines

    Joseph-Casimir Rabe – le nom de naissance du poète – nait à l’aube du XXe siècle, dans un environnement politique et familial chaotique. Le royaume de Madagascar vient tout juste d’être conquis par la France qui en fait sa Colonie de Madagascar et dépendances. Il est un enfant né hors mariage d’un père et d’une mère appartenant à l’aristocratie protestante. Placé dans une école catholique, il en est renvoyé à 13 ans pour avoir refusé d’assister à une cérémonie religieuse. C’est par lui-même que ce lecteur jamais rassasié acquiert une connaissance exceptionnelle de la langue et de la littérature françaises qui le fascinent, sans toutefois négliger la langue malgache. Beaucoup de ses œuvres sont écrites simultanément dans les deux idiomes. Rapprochements. Tiraillements. De son mariage, en 1926, il aura cinq enfants. La mort prématurée de sa fille Voahangy, puis la naissance d’une autre, Velomboahangy l’envahissent de sentiments contradictoires. Il écrira : « Tsy misy ahatsapana ny maha ray sy reny, raha tsy very ny iray amin'ny asan'ny nofo sy rà », en français : « On ne peut ressentir réellement ce qui fait de nous un père ou une mère, avant d'avoir perdu notre chair et notre sang ». Les heurts de cette existence tourmentée s’accompagnent d’une addiction à l’opium et au jeu. En 1937, alors qu’il prépare la participation de Madagascar à l’Exposition universelle qui doit se tenir à Paris, il est emprisonné pour dettes. Le 23 juin 1937, il s’empoisonne au cyanure et meurt. Son œuvre, peu connue de son vivant, est fille de ces déchirures et lui survit. Léopold Sédar Senghor la consacrera en lui conférant le titre mérité de Prince des poètes malgaches.

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    Presque-Songes suivi de Traduit de la Nuit
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    Victor Hugo

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    Victor Hugo

    L’auteur – Un géant de la littérature mondiale

    Poète, romancier, dramaturge, homme politique, rebelle, Victor Hugo compte parmi les plus grands écrivains francophones. Né en 1802 dans la ville de Besançon, fils d’un officier de l’armée napoléonienne, il va traverser le 19e siècle en dotant la littérature française de quelques unes de ses plus grandes œuvres. Certaines, comme son roman Notre Dame de Paris, connaitront un succès mondial, réinterprétée pour le cinéma, pour la scène, transformée en comédie musicale… Son goût pour la liberté l’oppose au coup d’Etat par lequel Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, renverse la République et rétablit l’empire (1851). Durant presque 20 ans, pour échapper à sa dictature, il s’exilera dans les îles britanniques de Jersey et Guernesey. Il revient en France après le rétablissement de la République et meurt en 1885. Il sera honoré par de grandioses obsèques nationales. 

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    Bug Jargal
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    Prosper Mérimée

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    Prosper Mérimée

     

    Prosper Mérimée a semé dans la littérature française quelques fortes figures souvent reprises : Tamango, personnage africain repris et très réinterprété dans un film de John Berry : Carmen, la belle gitane qui donne son nom à un des opéras les plus populaires (Carmen, de George Bizet) et à un film à succès de Francesco Rosi ; Mateo Falcone, tragédie de l’honneur mise à l’écran par Éric Vuillard. Ces nouvelles sont clairement romantiques par les situations qu’elles décrivent, mais écrites dans un style simple, direct, contrôlé, qui ne se laisse pas emporter dans de grandes envolées, comme le font tant d’auteurs de son temps. C’est un homme bien introduit dans les milieux officiels, membre de l’Académie française, inspecteur général des monuments historiques, mais dont l’esprit semble toujours chercher à partir en voyage, sur des terres et dans des environnements humains inconnus. On se demande ce que deviendrait son Tamango, personnage fortement marqué par l’idée que les Européens de l’époque se font de l’Afrique, s’il était repris et réinterprété à sa façon par un auteur d’Afrique, qui lui ferait habiter à sa façon l’étrange et bouleversante intrigue imaginée par l’auteur français.

     

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    Hayla Maryam/Hugues Le Leroux

    On ne connait pas l'auteur ou plutôt les auteurs du Kebra Naghast, un livre du début XIVe siècle, rédigé en ge'ez et qui rassemble des légendes populaires éthiopiennes, des traditions bibliques, talmudiques et coraniques, les associant en une interprétation proprement éthiopienne de l'histoire du salut. Mais les traducteurs à qui l'on doit la version ici proposée sont l'Éthiopien Hayla Maryam et le Français Hugues Le Roux. Cette traduction fut rédigée à la demande du Négus à partir du manuscrit historique conservé par le souverain. Hugues Le Roux décrit son émotion devant la tâche accomplie sur les hauts plateaux d'Éthiopie, comme "l'ivresse que l'on éprouve à voir sortir de l'ombre le livre où un peuple songeur croit que gît le secret de sa destinée".

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    Makeda, reine de Saba suivi du Cantique des cantiques
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    Divers auteurs

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    Divers auteurs

    Les auteurs (Joseph Saint-Rémy, Victor Schœlcher, Toussaint Louverture, Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Pierre Sauvageot, Claude Moreau) : des hommes engagés de toutes origines

    Joseph Saint-Rémy est un historien haïtien de la première moitié du 19e siècle. Il appartient à la classe des « gens de couleur », que l’époque nomme aussi mulâtres ou sang-mêlé. Les textes de lui proposés dans ce dossier sont marqués par une puisssante aspiration à « l’égalité des couleurs ». Son admiration pour Toussaint Louverture est tempérée par son soutien au général Rigaud, mulâtre qui s’opposera à l’ascension politique de l’esclave devenu gouverneur.

    Victor Schœlcher est un homme politique français très impliqué dans les questions coloniales et qui peu à peu acquiert la conviction qu’après le rétablissement de l’esclavage par Bonaparte, le retour à la liberté générale est inéluctable, qu’elle doit être proclamée, qu’elle est une bonne issue pour la France. Sa conférence sur Toussaint Louverture a cette conviction comme soubassement.

    Le témoignage de Toussaint Louverture, écrit dans sa prison jurassienne, est le texte d’un homme blessé. Le rêve d’une autonomie gérée par des anciens esclaves devenus citoyens, propriétaires, magistrats, officiers, a été brisé. Sa foi dans son destin de libérateur de la race noire échoue dans une prison française. Le prisonnier raconte dans le détail l’agression des forces françaises contre la liberté de Saint-Domingue, le rôle méprisable du général Charles Victoire Emmanuel Leclerc qui la conduit. Feignant de croire à la bonne foi de Bonaparte à qui ce texte est adressé, il plaide pour un procès équitable qu’il n’obtiendra pas. Mais c’est l’histoire qui lui a rendu justice.

    Pour clore ce dossier, BiBook propose le texte d’un spectacle consacré à Toussaint Louverture et qui a réuni en 1989, sur la plage de Ngor (Dakar), plus de deux cents artistes et créateurs d’Afrique, des Caraïbes et de France. Créé devant le sommet francophone de Dakar (1989), ce spectacle grandiose avait été proposé par une équipe française – Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Pierre Sauvageot et Claude Moreau – pour que l’épopée de la révolution anti-esclavagiste de Saint-Domingue ne soit pas l’oubliée des commémorations du bicentenaire de la révolution de 1789. Il met à plat les débats qui, de Paris aux rives de l’Artibonite, déchirèrent les hommes de ce temps, des ragots les plus racistes aux envolées les plus sublimes. Un moment d’union par la force de l’art et de la connaissance autour du personnage de Toussaint Louverture et de son épopée.

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    Le dossier Toussaint Louverture
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    Jean-Joseph Rabearivelo

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    Jean-Joseph Rabearivelo

    L’auteur – Un pionnier tourmenté des lettres africaines

    Joseph-Casimir Rabe – le nom de naissance du poète – nait à l’aube du XXe siècle, dans un environnement politique et familial chaotique. Le royaume de Madagascar vient tout juste d’être conquis par la France qui en fait sa Colonie de Madagascar et dépendances. Il est un enfant né hors mariage d’un père et d’une mère appartenant à l’aristocratie protestante. Placé dans une école catholique, il en est renvoyé à 13 ans pour avoir refusé d’assister à une cérémonie religieuse. C’est par lui-même que ce lecteur jamais rassasié acquiert une connaissance exceptionnelle de la langue et de la littérature françaises qui le fascinent, sans toutefois négliger la langue malgache. Beaucoup de ses œuvres sont écrites simultanément dans les deux idiomes. Rapprochements. Tiraillements. De son mariage, en 1926, il aura cinq enfants. La mort prématurée de sa fille Voahangy, puis la naissance d’une autre, Velomboahangy l’envahissent de sentiments contradictoires. Il écrira : « Tsy misy ahatsapana ny maha ray sy reny, raha tsy very ny iray amin'ny asan'ny nofo sy rà », en français : « On ne peut ressentir réellement ce qui fait de nous un père ou une mère, avant d'avoir perdu notre chair et notre sang ». Les heurts de cette existence tourmentée s’accompagnent d’une addiction à l’opium et au jeu. En 1937, alors qu’il prépare la participation de Madagascar à l’Exposition universelle qui doit se tenir à Paris, il est emprisonné pour dettes. Le 23 juin 1937, il s’empoisonne au cyanure et meurt. Son œuvre, peu connue de son vivant, est fille de ces déchirures et lui survit. Léopold Sédar Senghor la consacrera en lui conférant le titre mérité de Prince des poètes malgaches.

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    Presque-Songes suivi de Traduit de la Nuit
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    Victor Hugo

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    Victor Hugo

    L’auteur – Un géant de la littérature mondiale

    Poète, romancier, dramaturge, homme politique, rebelle, Victor Hugo compte parmi les plus grands écrivains francophones. Né en 1802 dans la ville de Besançon, fils d’un officier de l’armée napoléonienne, il va traverser le 19e siècle en dotant la littérature française de quelques unes de ses plus grandes œuvres. Certaines, comme son roman Notre Dame de Paris, connaitront un succès mondial, réinterprétée pour le cinéma, pour la scène, transformée en comédie musicale… Son goût pour la liberté l’oppose au coup d’Etat par lequel Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, renverse la République et rétablit l’empire (1851). Durant presque 20 ans, pour échapper à sa dictature, il s’exilera dans les îles britanniques de Jersey et Guernesey. Il revient en France après le rétablissement de la République et meurt en 1885. Il sera honoré par de grandioses obsèques nationales. 

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    Bug Jargal
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    Mahmoûd Kâti

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    Mahmoûd Kâti

    Mahmoûd Kâti ibn al Hädj al-Motawakkil Kâti est un chroniqueur soninké du 16e siècle dont la famille vivait à Tindira, non loin de Diré, et qui s’était établi à Tombouctou (Mali). Ce docteur en droit islamique fut un ami personnel et un conseiller de l’askia Mohammed qu’il accompagna dans son pèlerinage à La Mecque. Askia est le titre donné aux souverains du Songhoy de la dynastie fondée par l’askia Mohammed, dont le mausolée se visite toujours à Gao, sa capitale.  Il fit de son royaume, le Songhoy, un des plus vastes ensembles politiques de l’époque. Mahmoud Kâti est l’initiateur d’une œuvre majeure de l’historiographie africaine, le Tarikh el-Fettach, dont il laissa le manuscrit à sa descendance et qui fut complété par un de ses petits-fils. Ce chroniqueur vécut centenaire et son œuvre est un des trésors scripturaires de cette grande période de l’Afrique sahélienne, dont on a hérité des dizaines de milliers de manuscrits malheureusement trop peu exploités.  

    La traduction du Tarikh el-fettach dont BiBook propose ici la partie centrale est l’œuvre d’Octave Houdas et Maurice Delafosse, deux africanistes français de la fin du XIXe-début du XXe siècle. 

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    Le règne de l'Askia Mohammed
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    Xavier de Maistre

    L’auteur – Un aventurier saisi par le jeu des mots

    Xavier de Maistre nait en 1763 dans une famille aristocratique installée dans le duché de Savoie/ Enfant distrait et jugé peu sérieux, il s’engage très jeune dans la carrière des armes, au service des rois de Sardaigne, ducs de Savoie, puis du tsar de Russie quand la Savoie est envahie par la France. Il s’adonne à la peinture avec un certain renom, mais la plupart de ses œuvres ont été brulées lors de l’incendie du palais d’hiver, à Saint-Pétersbourg (1837). Ce sont ses rares écrits, une œuvre surtout – Voyage autour de ma chambre –, qui vont le faire connaître. Ce court roman, d’une forme et d’un propos ne répondant à aucun standard, a été considéré par la suite comme précurseur du romantisme. BiBook a choisi de l’éditer pour deux raisons : sa publication coïncide avec l’épidémie de Covid 19 (mars-avril 2020) qui a entrainé le confinement dans leur chambre de milliards d’êtres humains ; il est aussi une puissante incitation à la libre création littéraire, à l’invention de formes nouvelles débarrassées de tout esprit d’imitation, un enjeu important pour les lettres africaines. Xavier de Maistre meurt en 1852 à Saint-Pétersboug (Russie).

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    Voyage autour de ma chambre
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    Divers auteurs

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    Divers auteurs

    Plusieurs auteurs actuellement joués en Afrique ont choisi de confier leurs textes à BiBook et entreront prochainement dans la collection THEATRE. A suivre…

     

     

    Messagers de la liberté de pensée : 

     

    Beaucoup de cultures d’Afrique ont institué des pratiques de représentations jouées où la critique de la société et des comportements pouvait s’exercer librement. Ces institutions ouvraient une brèche dans les règles de pudeur et de savoir-vivre indispensables à la vie collective, mais parfois paralysantes. C’est le cas au Mali du kotèba, une forme ritualisée de critique sociale usant du burlesque et de la dérision pour corriger les mœurs et bocarder les pouvoirs. Le théâtre africain d’aujourd’hui puise à ces sources, mais aussi à celles d’autres civilisations que la mondialisation a rendues plus proches. Comment mettre à disposition les textes des spectacles actuellement montés et joués en Afrique ? L’édition théâtrale est partout difficile. Davantage encore sur un continent où le livre est rare et cher. BiBook ouvre une opportunité pour les auteurs, pour les professionnels, pour les spectateurs et tous les amateurs de théâtre grâce à sa formule éditoriale souple et financièrement légère. L’éditeur numérique africain a fait le choix d’accompagner une sélection de spectacles montés en Afrique en éditant leurs textes et en les mettant à disposition des professionnels et du public.

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    JL Sagot-Duvauroux

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    JL Sagot-Duvauroux

    Jean-Louis Sagot-Duvauroux prochainement dans la collection NOS AUTEURS avec L’Etat mangeoire, essai sur la corruption en Afrique à partir du cas du Mali.

     

    Près de 30 ans au cœur de la vie artistique du Mali :

     

    Jean-Louis Sagot-Duvauroux a mis les pieds au Mali pour la première fois en 1972. Il y enseigne le français pendant deux ans au lycée Prosper Kamara de Bamako. Son contrat d’enseignant terminé, il reste très attaché à ce pays où il se marie, partageant dès lors son temps entre France et Mali. Depuis les années 1990, il tient une place notable dans la vie culturelle bamakoise. Il propose l’idée et le scénario de La Genèse à Cheick Oumar Sissoko qui réalise ce qui sera le dernier film malien à avoir été retenu dans la sélection officielle du Festival de Cannes (1999, « un certain regard »). Jean-Louis Sagot-Duvauroux est à l’origine d’une aventure théâtrale qui débouche sur la création, avec Alioune Ifra Ndiaye, de la compagnie BlonBa (1998). Il est l’auteur d’une quinzaine des textes de théâtre montés depuis par cette structure. Essayiste engagé, on lui doit aussi plusieurs ouvrages de réflexion dont Pour la gratuité (Desclée de Brouwer, 1995, réédité par L’Eclat) et On ne naît pas Noir, on le devient (Albin Michel, ) sur la construction identitaire des jeunes Noirs de France et d’ailleurs. L’Etat-mangeoire s’inscrit dans cette veine de réflexion critique sur la vie sociale.

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    René Maran

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    René Maran

    René Maran prochainement dans la collection AFRIQUE, avec « Batouala – véritable roman nègre », un ouvrage fondadeur.

     

    Un Antillais séduit par l’Afrique de ses ancêtres :

     

    En 1921, la « suprématie blanche » reste la règle dans les faits et dans les esprits. Les académiciens Goncourt ont pourtant l’audace de briser la barrière de race en consacrant René Maran pour son roman Batouala, qui reçoit ainsi le prix le plus prestigieux de la création littéraire de langue française. René Maran est né dit-on en 1887 dans le bateau qui menait ses parents de Guyane en Martinique, un territoire français des Caraïbes. Encore jeune, il découvre l’Afrique comme membre de l’administration coloniale qui l’envoie en Oubangui-Chari, l’actuelle République Centrafricaine. Le continent d’où ses ancêtres ont été arrachés va inspirer beaucoup de ses écrits, notamment Batouala, qui devient vite un roman culte parmi les élites africaines et de la diaspora. Peu après, il quitte l’administration coloniale et mène sa carrière d’écrivain à Paris, où il fréquente Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor, les défenseurs de la « négritude », un mouvement vis-à-vis duquel René Maran garde d’ailleurs ses distances. Il meurt dans la capitale française le 9 mai 1960. Nous avons placé Batouala dans la collection AFRIQUE, bien que son auteur soit né dans les Caraïbes, car cet ouvrage écrit en Afrique, où un descendant d’Africains raconte ce qu’il a vu de l’Afrique est reconnu comme un jalon dans l’histoire littéraire du continent. 

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    Le mouvement Nko

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    Le mouvement Nko

    La version nko de la Charte de Kurukan fuga entrera prochainement dans la collection DOCUMENTATION.

    Les règles  et les institutions consacrées à Kurukan fuga nous sont parvenues par la transmission orale. Elles ont laissé de fortes traces dans les comportements individuels et les fonctionnements sociaux. La recension que nous en proposons ici a en quelque sorte quatre auteurs. Le premier est le congrès réuni à Kurukan fuga en 1236 qui a débattu de ces règles et les a instituées. Le second est constitué des communicateurs qui les ont transmises par oral à travers le temps. Le troisième, ce sont les communautés elles-mêmes qui ont les pratiquées, les pratiquent encore sans toujours les rapporter à leur illustre origine. Et le quatrième est le mouvement Nko, fondé au siècle dernier par le karamoko (maître) Souleymane Kanté, mouvement qui s’est engagé dans l’identification et la mise à jour des nombreux savoirs accumulés au long de l’histoire du Manden, savoirs historiques, médicaux, spirituels, institutionnels, etc. C’est au terme d’une longue recherche où un très grand nombre de « sachants » ont été consultés que le Nko propose le recueil des règles et institutions aujourd’hui publié par BiBook.

     

    L’histoire du Nko est marqué par la mise au point, en 1949, par karamoko Souleymane Kanté d’un alphabet adapté aux langues de l’aire mandingue et capable, contrairement à l’alphabet latin, d’en transcrire tous les sons et tous les tons. Cette écriture s’inscrit dans une volonté de relégitimation des langues africaines, réduites par la domination coloniale au rang subalterne de « dialectes » ou de « patois ». BiBook a choisi de publier une version bilingue cette Charte de Kurunkan fuga : en français et en caractères latins ; en maninka kan et en caractères nko (comme l’arabe, l’écriture nko se lit de droite à gauche).

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    Ousmane Diarra

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    Ousmane Diarra

    Ousmane Diarra (Romancier, conteur, polémiste…) prochainement dans la collection NOS AUTEURS, avec « Les djinns de Bamako », un recueil de neuf nouvelles.

    Les Bamakois amis des livres qui fréquentent la médiathèque de l’Institut français du Mali  connaissent bien Ousmane Diarra, son responsable, qui hante les lieux de son calme et de sa solide silhouette. Tous ne savent pas qu’il est un romancier, un conteur, un polémiste à la prose acérée, qui a convaincu les meilleurs éditeurs francophones.

    En 2006, son premier roman Vieux lézard remporte trois prix : Le Prix Amadou Kourouma de Genève, le Prix RFO et le Prix du Prince Pierre de Monaco. Dans ce livre comme dans beaucoup d’autres de ses œuvres, Ousmane Diarra nous entraine dans les tourbillons que les événements d’aujourd’hui provoquent dans son esprit, tout en nous faisant humer les sédiments de la culture ancienne de l’Afrique que ces tourbillons soulèvent.

    Ousmane Diarra a aussi écrit de nombreuses nouvelles et récits illustrés dont un recueil collectif de nouvelles en co-écriture avec Moussa Konaté, Yambo Ouologuem, Mandé Alpha Diarra et Sirafily Diango.
 Conteur aiguisé, il a participé à de nombreuses animations autour du conte au Mali et en France. Militant de la lecture et du livre, il fait partie du comité éditorial de BiBook et a fait cadeau de ce beau recueil de nouvelles à cette édition numérique naissante.

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    Jean de La Fontaine

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    Jean de La Fontaine

    L’auteur – Un homme libre dans un univers de contraintes.

    Jean de La Fontaine est né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry, non loin de Paris, et est mort dans la capitale française le 13 avril 1695. Destiné par ses parents à devenir prêtre, il s’écarte de cette voie, attiré par la libre littérature. Son père le marie à 26 ans avec une jeune fille de 14 ans et demi qu’il n’a pas choisie et qu’il délaisse rapidement pour la compagnie des salons parisiens. En 1658, il entre au service du surintendant des Finances (ministre des Finances) Nicolas Fouquet. Le roi Louis XIV, vexé de voir le luxe du château de Vaux-le-Vicomte construit à grand frais par son ministre le fait arrêter, mais La Fontaine est un ami fidèle et reste dévoué à Nicolas Fouquet, ce qui l’éloigne de la cour royale et de ses avantages. Il est auteur de contes et de pièces de théâtre qui ne marqueront pas l’histoire littéraire, mais c’est à travers le genre des fables qu’il se fait un nom tout au sommet de la littérature de langue française. Malgré de nombreux ennuis avec l’administration royale et les dignitaires religieux, il est reçu à l’Académie Française en 1684. Il meurt de la tuberculose le 13 avril 1695. On lui doit cette épitaphe composée pour lui-même et où il revendique son goût de la liberté et de la belle vie. Jean s'en alla comme il était venu, Mangeant son fonds après son revenu ; Croyant le bien chose peu nécessaire. Quant à son temps, bien sçut le dispenser : Deux parts en fit, dont il souloit passer L'une à dormir, et l'autre à ne rien faire.

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    Les 30 plus belles fables de La Fontaine
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    Jacques Roumain

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    Jacques Roumain

    L’auteur – Un pionnier de la littérature négro-africaine de langue française.

    Jacques Roumain est né le 4 juin 1907 à Port-au-Prince, la capitale de la République Haïtienne. Peu après sa naissance, son grand-père, Tancrède Auguste, devient président d’Haïti (1912-1913). Ses études conduisent le jeune garçon dans plusieurs pays d’Europe. En 1927, il rentre en Haïti où il participe à la création de la Revue Indigène. Très engagé contre l’occupation américaine d’Haïti (1915-1934), il est un des fondateurs en 1934 du Parti Communiste Haïtien. Il connait la prison et l’exil et se lie avec de nombreux poètes et écrivains, notamment l’Américain Langston Hugues, un des pionniers de la littérature noire aux USA.

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    Gouverneurs de la rosée
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    Ibn Battûta

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    Ibn Battûta

    L’auteur – 120 000 km à travers le monde.

    Abu Abdallah Muhammad Ibn Abdallah al-Lawati at-Tanji Ibn Battuta (أبو عبد الله محمد بن عبد الله اللواتي الطنجي بن بطوطة), dit Inn Battuta est né le 13 février 1304 à Tanger et mort en 1377 à Marrakech. Entre 1325 et 1349, cet infatigable voyageur a parcouru 120 000 km qui l’ont conduit en Afrique orientale jusqu’à Mogadiscio, en Afrique occidentale à la cour du souverain du Mali, dans El Andalus, l’Andalousie alors musulmane et jusqu’en Malaisie et en Chine. Ses récits de voyage ont été compilés par le poète Ibn Jussay Al-Kalby, originaire de Grenade, sous le titre « Un cadeau pour ceux qui contemplent les splendeurs des villes et les merveilles des voyages » (تحفة النظار في غرائب الأمصار وعجائب الأسفار, ), mais qui sont connus sous le titre plus simple de « Voyages » (الرحلة). La première destination d’Ibn Battuta est La Mecque, pour le grand pèlerinage. Il en tire un goût du voyage qui ne le quittera plus et qui profitera de la langue arabe, très largement répandue grâce à l’immense territoire où se pratique alors l’Islam. L’aéroport de Tanger et un des cratères de la lune portent son nom.

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    Le voyage au Soudan
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    Jonathan Swift

    L’auteur – Un satiriste sans tabou.

    Jonathan Swift (1667-1745) est l’auteur des célèbres Voyages de Gulliver, contes satiriques qui critiquent avec verve les comportements sociaux, mais que beaucoup de versions édulcorées ont fait passer pour d’aimables fables pour enfants. Swift naît en Irlande, pays colonisé par les Anglais, soumis à une domination féroce et accablé de misère. Il est partagé entre sa révolte contre cette situation et son désir de prendre place dans la bonne société coloniale. Par certains aspects, Swift peut apparaître comme un arriviste. Il poursuit avec obstination une carrière cléricale dans l’église anglicane et finira doyen de la cathédrale Saint-Patrick de Dublin. Mais dans le même temps, il publie sous de fausses identités quelques uns des pamphlets les plus féroces qu’on ait jamais écrit contre les injustices sociales. La modeste proposition est l’un des plus célèbres.

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    Modeste proposition
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    Frédérick Douglass

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    Frédérick Douglass

    L’auteur : Un enfant esclave devenu héros de la liberté et de l’égalité.

    Frederick Douglass est né ver 1818 dans le Maryland (USA) d’une mère qu’on sépare de lui peu après sa naissance. Son père, inconnu, est un Blanc. La rumeur désigne son propriétaire, mais les lois du Sud font que l’enfant d’une esclave restent propriété de son maître, même quand c’est lui le père. Doué d’une vive intelligence, il traverse les horreurs de l’esclavage avec une conscience croissante de l’abaissement qu’il représente pour la société et pour les individus, maîtres comme esclaves. Il apprend clandestinement à lire et à écrire, savoirs généralement interdit aux esclaves, et il se convainc que la connaissance est un puissant anticorps contre la soumission. En 1836, il parvient à s’échapper et à se réfugier dans les Etats du Nord où l’esclavage est proscrit. C’est son enfance et sa prime jeunesse vécues sous le régime de l’esclavage qu’il raconte dans son livre. Il consacre le reste de sa vie à populariser la cause de la liberté et de l’égalité entre les humains, hommes, femmes, Noirs, Blancs, fortunés ou non. En Amérique, mais aussi en Europe où il se réfugie un moment pour échapper à une « loi sur les esclaves fugitifs » qui risque de le faire restituer à son ancien maître. Il meurt en 1895, après un congrès pour l’égalité des femmes où il est ovationné. Suite à la guerre de sécession, l’abolition de l’esclavage est effective depuis le 31 décembre 1862. Il faudra encore 102 ans avant que les lois de ségrégation raciale soient définitivement abandonnées. Frederick Douglass est père de cinq enfants.

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    Vie de Frédérick Douglass, esclave américain

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L'application BiBook est immédiatement et gratuitement téléchargeable sur téléphone ou tablette. On la trouve sur Play Store et App Store.
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BIBOOKS GRATUITS

  • TAMANGO

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    TAMANGO

    Le sujet : Un regard glaçant sur le commerce des êtres humains

    Publié pour la première fois en 1829, Tamango est un des rares textes de la littérature française où l’Afrique a sa place. Son sujet est le commerce des êtres humains entre Africains et Européens au moment de la traite atlantique. Son auteur, Prosper Mérimée, est un partisan résolu de l’abolition de l’esclavage, abolition décrétée en 1794 par la France révolutionnaire, esclavage rétabli par Napoléon Bonaparte en 1802. L’auteur est aussi un Français de son temps. Son regard sur l’Afrique et les Africains peine à éviter les clichés. Mais comme dans le Bug Jargal de Victor Hugo, écrit à peu près à la même époque et publié par BiBook, les bourrasques de la passion amoureuse et de la liberté perdue bouleversent les relations et rétablissent le sentiment d’une destinée autour de laquelle tous les humains se rejoignent, même si c’est pour s’affronter jusqu’à la mort. Tamango est un Africain qui vend des Africains aux Européens. Mais tourneboulé par la force de l’amour, le destin se renverse. Le marchand d’esclaves se retrouve à son tour aux mains de ses cruels clients. Une épopée maritime désespérée dont la lecture de ce texte vous révélera l’issue.

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  • Makeda, reine de Saba suivi du Cantique des cantiques

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    Makeda, reine de Saba suivi du Cantique des cantiques

    Une histoire africaine mondialement connue, un livre à découvrir

     

    L’histoire, rapportée par la Bible, a fait le tour du monde : Salomon (Shlomo pour les juifs, Souleymane pour les musulmans), fils de David (Daoud), règne à Jérusalem où il a fait construire un Temple somptueux pour y accueillir l’Arche d’Alliance, ce coffre précieux contenant les Tables de la Loi dont la Bible dit qu’elles ont été confiées par Dieu à Moïse (Moshé, Moussa). Une souveraine africaine – la reine de Saba (Éthiopie) – vient lui rendre visite. Un amour légendaire naît de cette rencontre. Plusieurs livres de la Bible rapportent cette histoire, mais le plus célèbre est le Cantique des cantiques, brulant poème d’amour où le roi d’Israël et la reine de Saba échangent des propos passionnés qui depuis ont inspiré amoureux et mystiques un peu partout dans le monde. Le texte du Cantique des cantiques est proposé à la fin de ce livre.

     

    Mais il est ici précédé par un autre livre, un récit africain du XIVe siècle tiré du Kebra Naghast (livre de la gloire des rois). La tradition éthiopienne veut que la reine, nommée Makeda, soit rentrée dans son royaume enceinte de ses amours avec Salomon. L’enfant qui nait de cette passion est réputé être l’ancêtre de la dynastie des rois d’Éthiopie (Ménélik 1er). Cette version africaine des amours de Salomon et de la reine de Saba mérite d’être enfin mise à l’honneur. Elle rappelle la place de l’Afrique dans l’histoire mondiale avant que le continent ne soit conquis et abaissé par l’Occident. BiBook s’est fait un devoir de la mettre à disposition du plus grand nombre en l’intégrant dans sa collection gratuite.

     

    Makeda, reine de Saba n’est pas seulement l’histoire de héros antiques. Le manuscrit du Kebra Naghast a connu un destin chaotique, à l’image des traumatismes vécus par l’Afrique du fait des agressions coloniales. Le 13 avril 1868, Théodore, empereur d’Ethiopie, est assiégé par des troupes britanniques dans son fort de Magdala. Il préfère la mort à l’humiliation et se tire une balle dans la gorge. Le pillage commence. Parmi les objets dérobés se trouve un des plus précieux manuscrits de la civilisation éthiopienne, le Kebra Naghast. Écrit en guèze, la langue liturgique de l’Église d’Éthiopie, ce texte est considéré comme un des fondements des institutions du pays. Il est alors entreposé au British Museum. En 1872, l’Éthiopie est menacée par l’Égypte. Jean IV, successeur de Théodore, écrit à la reine Victoria et à Lord Granville, son ministre des affaires étrangères. Cette lettre demande la restitution d’objets symboliques, notamment « un livre appelé Kebra Naghast qui contient les lois de toute l’Ethopie, les noms des chefs, des églises et des provinces. » Le roi d’Éthiopie précise : « Je vous prie de retrouver le possesseur de ce livre pour me l’envoyer, car dans mon pays mon peuple refuse de m’obéir si je ne l’ai pas ». Pour des raisons diplomatiques, le Royaume Uni accepte de restituer un des deux manuscrits du Kebra Naghast qui ont été enfoui dans les étagères du British Museum sous les références « Oriental 818 » et Oriental 809 ». On dit qu’après l’avoir récupéré, le roi Jean ne s’en sépara plus jamais et qu’il l’avait avec lui lors du combat où il perdit la vie (1889).

     

    Cette « restitution » préfigure un mouvement, aujourd’hui en cours, de récupération par l’Afrique de ses trésors culturels. Avec la publication de ce texte, l’éditeur numérique africain veut participer à cette juste restitution. Il veut le faire avec les outils d’aujourd’hui qui permettent de mettre de patrimoine littéraire à disposition non pas d’un seul mais du grand nombre. On espère que beaucoup participeront à sa popularisation en faisant largement connaître autour d’eux cette œuvre importante pour que l’Afrique reconstruise sa grandeur et sa confiance en soi.

     

    A noter que le mouvement Rastafari – les rastas – l’avaient compris bien avant l’initiative de BiBook. Le Kebra Naghast est une de ses références sacrées. Toutes celles, tous ceux, rastas ou non, qui liront la belle histoire du roi Salomon, de la reine Makeda et de leur fils Ebnä Hakim (le fils du sage), couronné sous le nom de Ménélik 1er, y retrouveront sans difficulté les références de ce mouvement de réhabilitation de l’Afrique, des Africains et de leurs descendances.

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  • Le dossier Toussaint Louverture

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    Le dossier Toussaint Louverture

    Les textes : à la découverte d’un enfant d’Africain devenu un des principaux hommes politiques de son temps.
    Toussaint Louverture fut un des personnages politiques les plus importants de la fin du 18e siècle et du début du 19e. Ses capacités de stratège militaire, son adresse politique, sa foi dans la liberté générale – abolition et interdiction de l’esclavage – placent cet ancien esclave, fils d’Africain déporté, à la tête de « la plus riche colonie du monde », l’île de Saint-Domingue (future Haïti). Il y cumule les plus hautes fonctions – général en chef, gouverneur – et il est reconnu comme tel par la jeune République française qui sera conduite, en partie grâce à son action, à abolir l’esclavage dans ses lois. C’est tout l’ordre mondial de l’époque qui en est ébranlé, le destin de trois continents qui se joue : l’Afrique dévastée par la traite des êtres humains, les Amériques encore très majoritairement composée de colonies esclavagistes, l’Europe secouée par les espoirs de liberté que porte la révolution française. La traite française est interrompue. Les esclaves deviennent citoyens de plein exercice. La destinée de la colonie, même formellement placée sous la bannière de la France, jouit d’une autonomie quasi totale. Une occasion historique unique d’engager le monde dans une voie nouvelle de liberté, d’égalité, d’émancipation humaine, de respect mutuel.

    Mais en France, l’élan révolutionnaire est rompu par le coup d’État du général Napoléon Bonaparte qui va bientôt abolir la république. L’Angleterre veut bien faire la paix avec le nouveau maître de la France, mais elle demande que les colonies françaises soient débarrassées du poison de l’égalité raciale, aux effets contagieux dans ses possessions. Marché conclu. Sans être militairement battu, Toussaint Louverture qui résiste à l’agression esclavagiste est traitreusement fait prisonnier. Les habitants de Saint-Domingue résistent et conquièrent l’indépendance du pays sous son nom originel d’Haïti, mais l’esclavage est brutalement rétabli dans les autres colonies françaises. Le nouvel ordre mondial que Toussaint Louverture avait commencé à imposer s’écroule. Ce Dossier Toussaint Louverture propose des textes de l’époque essentiels à la compréhension de cette secousse planétaire. Pièce principale de ce dossier : Les Mémoires de Toussaint Louverture écrits par lui-même.

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  • Presque-Songes suivi de Traduit de la Nuit

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    Presque-Songes suivi de Traduit de la Nuit

    La courte existence du poète malgache Jean-Joseph Rabearivelo (1901-1937) est hors norme. Cet immense écrivain est chassé de son collège à l'âge de 13 ans. Il ne connait alors que des rudiments de français. Mais par un travail personnel acharné, il va devenir un des maîtres de cette langue. Sa poésie oscille, comme son esprit tourmenté, entre ténèbres et lumière. Elle n'est pas toujours très évidente à lire, mais l'effort qu'elle demande est payé de grandes joies littéraires. Après une existence bouleversée, ce poète de génie s'empoisonne au cyanure. Son âme survit à cette tragédie dans le trésor poétique qu'il lègue à son pays, à l'Afrique, au monde.

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  • TAMANGO

  • TAMANGO

    Par: Prosper Mérimée

    Le sujet : Un regard glaçant sur le commerce des êtres humains

    Publié pour la première fois en 1829, Tamango est un des rares textes de la littérature française où l’Afrique a sa place. Son sujet est le commerce des êtres humains entre Africains et Européens au moment de la traite atlantique. Son auteur, Prosper Mérimée, est un partisan résolu de l’abolition de l’esclavage, abolition décrétée en 1794 par la France révolutionnaire, esclavage rétabli par Napoléon Bonaparte en 1802. L’auteur est aussi un Français de son temps. Son regard sur l’Afrique et les Africains peine à éviter les clichés. Mais comme dans le Bug Jargal de Victor Hugo, écrit à peu près à la même époque et publié par BiBook, les bourrasques de la passion amoureuse et de la liberté perdue bouleversent les relations et rétablissent le sentiment d’une destinée autour de laquelle tous les humains se rejoignent, même si c’est pour s’affronter jusqu’à la mort. Tamango est un Africain qui vend des Africains aux Européens. Mais tourneboulé par la force de l’amour, le destin se renverse. Le marchand d’esclaves se retrouve à son tour aux mains de ses cruels clients. Une épopée maritime désespérée dont la lecture de ce texte vous révélera l’issue.

  • Makeda, reine de Saba suivi du Cantique des cantiques

  • Makeda, reine de Saba suivi du Cantique des cantiques

    Par: Hayla Maryam/Hugues Le Leroux

    Une histoire africaine mondialement connue, un livre à découvrir

     

    L’histoire, rapportée par la Bible, a fait le tour du monde : Salomon (Shlomo pour les juifs, Souleymane pour les musulmans), fils de David (Daoud), règne à Jérusalem où il a fait construire un Temple somptueux pour y accueillir l’Arche d’Alliance, ce coffre précieux contenant les Tables de la Loi dont la Bible dit qu’elles ont été confiées par Dieu à Moïse (Moshé, Moussa). Une souveraine africaine – la reine de Saba (Éthiopie) – vient lui rendre visite. Un amour légendaire naît de cette rencontre. Plusieurs livres de la Bible rapportent cette histoire, mais le plus célèbre est le Cantique des cantiques, brulant poème d’amour où le roi d’Israël et la reine de Saba échangent des propos passionnés qui depuis ont inspiré amoureux et mystiques un peu partout dans le monde. Le texte du Cantique des cantiques est proposé à la fin de ce livre.

     

    Mais il est ici précédé par un autre livre, un récit africain du XIVe siècle tiré du Kebra Naghast (livre de la gloire des rois). La tradition éthiopienne veut que la reine, nommée Makeda, soit rentrée dans son royaume enceinte de ses amours avec Salomon. L’enfant qui nait de cette passion est réputé être l’ancêtre de la dynastie des rois d’Éthiopie (Ménélik 1er). Cette version africaine des amours de Salomon et de la reine de Saba mérite d’être enfin mise à l’honneur. Elle rappelle la place de l’Afrique dans l’histoire mondiale avant que le continent ne soit conquis et abaissé par l’Occident. BiBook s’est fait un devoir de la mettre à disposition du plus grand nombre en l’intégrant dans sa collection gratuite.

     

    Makeda, reine de Saba n’est pas seulement l’histoire de héros antiques. Le manuscrit du Kebra Naghast a connu un destin chaotique, à l’image des traumatismes vécus par l’Afrique du fait des agressions coloniales. Le 13 avril 1868, Théodore, empereur d’Ethiopie, est assiégé par des troupes britanniques dans son fort de Magdala. Il préfère la mort à l’humiliation et se tire une balle dans la gorge. Le pillage commence. Parmi les objets dérobés se trouve un des plus précieux manuscrits de la civilisation éthiopienne, le Kebra Naghast. Écrit en guèze, la langue liturgique de l’Église d’Éthiopie, ce texte est considéré comme un des fondements des institutions du pays. Il est alors entreposé au British Museum. En 1872, l’Éthiopie est menacée par l’Égypte. Jean IV, successeur de Théodore, écrit à la reine Victoria et à Lord Granville, son ministre des affaires étrangères. Cette lettre demande la restitution d’objets symboliques, notamment « un livre appelé Kebra Naghast qui contient les lois de toute l’Ethopie, les noms des chefs, des églises et des provinces. » Le roi d’Éthiopie précise : « Je vous prie de retrouver le possesseur de ce livre pour me l’envoyer, car dans mon pays mon peuple refuse de m’obéir si je ne l’ai pas ». Pour des raisons diplomatiques, le Royaume Uni accepte de restituer un des deux manuscrits du Kebra Naghast qui ont été enfoui dans les étagères du British Museum sous les références « Oriental 818 » et Oriental 809 ». On dit qu’après l’avoir récupéré, le roi Jean ne s’en sépara plus jamais et qu’il l’avait avec lui lors du combat où il perdit la vie (1889).

     

    Cette « restitution » préfigure un mouvement, aujourd’hui en cours, de récupération par l’Afrique de ses trésors culturels. Avec la publication de ce texte, l’éditeur numérique africain veut participer à cette juste restitution. Il veut le faire avec les outils d’aujourd’hui qui permettent de mettre de patrimoine littéraire à disposition non pas d’un seul mais du grand nombre. On espère que beaucoup participeront à sa popularisation en faisant largement connaître autour d’eux cette œuvre importante pour que l’Afrique reconstruise sa grandeur et sa confiance en soi.

     

    A noter que le mouvement Rastafari – les rastas – l’avaient compris bien avant l’initiative de BiBook. Le Kebra Naghast est une de ses références sacrées. Toutes celles, tous ceux, rastas ou non, qui liront la belle histoire du roi Salomon, de la reine Makeda et de leur fils Ebnä Hakim (le fils du sage), couronné sous le nom de Ménélik 1er, y retrouveront sans difficulté les références de ce mouvement de réhabilitation de l’Afrique, des Africains et de leurs descendances.

  • Le dossier Toussaint Louverture

  • Le dossier Toussaint Louverture

    Par: Divers auteurs

    Les textes : à la découverte d’un enfant d’Africain devenu un des principaux hommes politiques de son temps.
    Toussaint Louverture fut un des personnages politiques les plus importants de la fin du 18e siècle et du début du 19e. Ses capacités de stratège militaire, son adresse politique, sa foi dans la liberté générale – abolition et interdiction de l’esclavage – placent cet ancien esclave, fils d’Africain déporté, à la tête de « la plus riche colonie du monde », l’île de Saint-Domingue (future Haïti). Il y cumule les plus hautes fonctions – général en chef, gouverneur – et il est reconnu comme tel par la jeune République française qui sera conduite, en partie grâce à son action, à abolir l’esclavage dans ses lois. C’est tout l’ordre mondial de l’époque qui en est ébranlé, le destin de trois continents qui se joue : l’Afrique dévastée par la traite des êtres humains, les Amériques encore très majoritairement composée de colonies esclavagistes, l’Europe secouée par les espoirs de liberté que porte la révolution française. La traite française est interrompue. Les esclaves deviennent citoyens de plein exercice. La destinée de la colonie, même formellement placée sous la bannière de la France, jouit d’une autonomie quasi totale. Une occasion historique unique d’engager le monde dans une voie nouvelle de liberté, d’égalité, d’émancipation humaine, de respect mutuel.

    Mais en France, l’élan révolutionnaire est rompu par le coup d’État du général Napoléon Bonaparte qui va bientôt abolir la république. L’Angleterre veut bien faire la paix avec le nouveau maître de la France, mais elle demande que les colonies françaises soient débarrassées du poison de l’égalité raciale, aux effets contagieux dans ses possessions. Marché conclu. Sans être militairement battu, Toussaint Louverture qui résiste à l’agression esclavagiste est traitreusement fait prisonnier. Les habitants de Saint-Domingue résistent et conquièrent l’indépendance du pays sous son nom originel d’Haïti, mais l’esclavage est brutalement rétabli dans les autres colonies françaises. Le nouvel ordre mondial que Toussaint Louverture avait commencé à imposer s’écroule. Ce Dossier Toussaint Louverture propose des textes de l’époque essentiels à la compréhension de cette secousse planétaire. Pièce principale de ce dossier : Les Mémoires de Toussaint Louverture écrits par lui-même.

  • Presque-Songes suivi de Traduit de la Nuit

  • Presque-Songes suivi de Traduit de la Nuit

    Par: Jean-Joseph Rabearivelo

    La courte existence du poète malgache Jean-Joseph Rabearivelo (1901-1937) est hors norme. Cet immense écrivain est chassé de son collège à l'âge de 13 ans. Il ne connait alors que des rudiments de français. Mais par un travail personnel acharné, il va devenir un des maîtres de cette langue. Sa poésie oscille, comme son esprit tourmenté, entre ténèbres et lumière. Elle n'est pas toujours très évidente à lire, mais l'effort qu'elle demande est payé de grandes joies littéraires. Après une existence bouleversée, ce poète de génie s'empoisonne au cyanure. Son âme survit à cette tragédie dans le trésor poétique qu'il lègue à son pays, à l'Afrique, au monde.

  • Bug Jargal

  • Bug Jargal

    Par: Victor Hugo

    1818. Un élève français de 16 ans fait un pari avec ses amis : « Je peux vous écrire un roman en 15 jours ». Le jeune homme s’appelle Victor Hugo. Il deviendra un des plus grands noms des lettres françaises. Le héros de son roman – Bug Jargal –, c’est un jeune prince africain d’une impressionnante prestance physique et morale, réduit en esclavage, déporté dans la colonie française de Saint-Domingue, et qui prend la tête d’une révolte pour la liberté. A travers des péripéties pleines de surprises, alors qu’il est encore esclave, il croise le destin d’un jeune officier français dont il deviendra l’ami…

  • Le règne de l'Askia Mohammed

  • Le règne de l'Askia Mohammed

    Par: Mahmoûd Kâti

    Le Tarikh el-fettach est un des plus célèbres manuscrits de Tombouctou. Il est écrit au 16e siècle par Mahmoud Kâti, un juriste soninké, ami et conseiller de l’askia Mohammed, alors souverain du Songhoy, un des plus vastes ensembles politiques du monde de l’époque. BiBook propose ici la partie du Tarikh qui concerne le règne de l’askia. Les habitants du Sahel seront touchés de retrouver dans ce texte des mots et des noms des communautés sonraï, mandingues, peules, arabes, touareg ou soninké. Tous les Africains apprécieront que BiBook mette à leur portée ce trésor né de leur sol. Au delà de l’Afrique, cette découverte aidera à rééquilibrer l’image de l’histoire humaine.

  • Voyage autour de ma chambre

  • Voyage autour de ma chambre

    Par: Xavier de Maistre

    Le sujet du « Voyage autour de ma chambre » est contenu dans le titre et bien expliqué dans ces quelques lignes du premier chapitre : « J’ai entrepris et exécuté un voyage de quarante-deux jours autour de ma chambre. Les observations intéressantes que j’ai faites, et le plaisir continuel que j’ai éprouvé le long du chemin, me faisaient désirer de le rendre public ; la certitude d’être utile m’y a décidé. Mon cœur éprouve une satisfaction inexprimable lorsque je pense au nombre infini de malheureux auxquels j’offre une ressource assurée contre l’ennui, et un adoucissement aux maux qu’ils endurent. Le plaisir qu’on trouve à voyager dans sa chambre est à l’abri de la jalousie inquiète des hommes ; il est indépendant de la fortune. » Collection MONDE

  • Modeste proposition

  • Modeste proposition

    Par: Jonathan Swift

    Jonathan Swift, l’auteur des célèbres Voyages de Gulliver, est un écrivain Irlandais dans un temps (XVIIIe siècle) où son pays est durement colonisé par l’Angleterre. Sa « Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public » (titre complet), est un des pamphlets les plus acérés jamais écrits contre yb régime colonial. Manger les bébés pour leur épargner une vie de misère ? Sérieux ? Collection MONDE

  • Le voyage au Soudan

  • Le voyage au Soudan

    Par: Ibn Battûta

    Le Mali du XIVe siècle est un vaste ensemble politique qui vit en paix, dans une relative prospérité, relié par le commerce et la religion au pourtour méditerranéen. Un voyageur arabe, Ibn Battùta, décide de le visiter. Sans s’affranchir totalement des préjugés de son temps, il donne une description passionnante de ce qu’était ce pays il y a plus de 600 ans, depuis les plats qu’il y déguste et qu’on y mange encore, jusqu’au protocole de la cour de son souverain, le petit-fils du célèbre Kankou Moussa. Collection AFRIQUE

  • Gouverneurs de la rosée

  • Gouverneurs de la rosée

    Par: Jacques Roumain

    Le roman Gouverneurs de la rosée est reconnu comme un des grands chefs d’œuvre de la littérature de langue française. Son auteur, Jacques Roumain, militant communiste haïtien, fait plonger le lecteur dans la vie d’un village de son île à travers la recherche de l’eau en période de sécheresse. Récit haletant, langue imbibée de poésie créole, personnages magnifiquement campés… Un témoignage exceptionnel sur la descendance caribéenne de l’Afrique. Collection MONDE

  • Vie de Frédérick Douglass, esclave américain

  • Vie de Frédérick Douglass, esclave américain

    Par: Frédérick Douglass

    Frederick Douglass nait sous le statut juridique de marchandise vers 1818, dans le Maryland, USA. Dans ses Mémoires, il raconte son enfance et son adolescence d’enfant esclave. Un récit bouleversant par les faits qu’il relate et d’une grande profondeur d’analyse. Un monument de la littérature américaine écrit par un homme qui s’évadera à 19 ans vers le Nord non-esclavagiste et passera son existence à combattre pour la liberté des siens. Collection MONDE

  • Les 30 plus belles fables de La Fontaine

  • Les 30 plus belles fables de La Fontaine

    Par: Jean de La Fontaine

    Les fables de La Fontaine (écrivain français du XVIIe siècle) sont connues, apprises, récitées dans le monde entier. Ecrites en vers dans un style à la fois direct et très élaboré, elles nous donnent de fortes leçons de vie figurées par des petites histoires dont, à l’instar des contes africains, les personnages sont bien souvent des animaux. A lire, à relire et à faire lire… Collection MONDE

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    Peu après mon arrivée chez Mme Auld, elle eut la bonté de commencer à m’enseigner l’alphabet. Après quoi, elle m’aida à épeler des mots de deux ou trois lettres. J’en étais à ce point-là de mes progrès, quand M. Auld découvrit ce qui se passait et s’opposa à ce que Mme Auld m’en enseignât davantage, en lui disant, entre autres choses, qu’il était défendu aussi bien que dangereux d’enseigner à lire à un esclave. Je me sers de ses propres expressions : « Plus on donne à un esclave, dit-il, plus il veut avoir. Un nègre ne doit rien savoir, si ce n’est obéir à son maître et faire ce qu’on lui commande. La connaissance gâterait le meilleur nègre du monde. Si vous enseignez à lire à ce nègre (il parlait de moi), il n’y aura plus moyen de le maîtriser. Il ne serait plus propre à être esclave. Il deviendra tout de suite indisciplinable et ne serait d’aucune valeur pour son maître. ». Il ajouta une phrase qui me résonna longtemps dans la tête et me fit connaître des nuits de désespoir : « Le savoir ne pourra faire aucun bien à ce nègre, ni à aucun autre. Il lui fera au contraire beaucoup de mal. Il le rendra mécontent de son sort, frustré, malheureux, insupportable à ses maîtres. »

    Ces paroles pénétrèrent profondément dans mon cœur. Elles y éveillèrent des sentiments qui dormaient en moi et elles firent naître une suite de pensées entièrement nouvelles.

    C’était une révélation inattendue et spéciale, qui expliquait des choses obscures et mystérieuses, contre lesquelles mon jeune esprit avait lutté, mais avait lutté en vain.

    J’étais hanté par une interrogation fort embarrassante : d’où l’homme blanc tirait-il la puissance de faire de l’homme noir son esclave ? Désormais, j’entrevoyais la réponse.

    Dès ce moment je comprenais le sentier qui mène de l’esclavage à la liberté. C’était justement ce qui me manquait. Si, d’un côté, j’étais triste, à la pensée de perdre l’aide de ma bonne maîtresse, de l’autre, je me réjouissais en songeant à la révélation inestimable que, par l’effet du hasard, je devais à mon maître. Je savais qu’il me serait très difficile d’apprendre sans maître, mais je me décidai une fois pour toute à apprendre à lire, quelles ques soient les peines que cela me couterait. Quand M. Auld avait parlé à sa femme des mauvaises conséquences qu’aurait l’instruction qu’elle voulait me donner, il l’avait fait avec un ton si décisif, si convaincu que je compris toute l’importance de cette affirmation. C’était la meilleure manière possible de me persuader que je pouvais compter avec la plus grande confiance sur les bienfaits que m’apporterait l’apprentissage de la lecture. Ce qu’il craignait le plus, je le désirais le plus. Ce qu’il aimait le plus, je le haïssais le plus. Ce qui était pour lui un grand mal, qu’il fallait éviter avec soin, était pour moi un grand bien, qu’il me fallait chercher sans attendre. Il me fallut avoir recours à divers stratagèmes pour apprendre à lire et à écrire. Je n’avais aucun maître régulier. Ma maîtresse avait, conformément aux conseils et aux ordres de son mari, non-seulement cessé de m’instruire elle-même, mais interdit à tout le monde de le faire. L’esclavage nie l’humanité de l’esclave. Elle détruit celle du maître. Ce cœur tendre devint, aussi dur qu’un rocher et la douceur de l’agneau fit place à la férocité du tigre. Elle n’était jamais si irritée que lorsqu’elle me semblait croire que c’était-là qu’était le danger. Un jour, je l’ai vue s’élancer vers moi avec une fureur de fauve pour m’arracher un journal avec violence.

    Mais moi, j’avais fait le premier pas ; ma maîtresse, en m’enseignant l’alphabet, m’avait mis sur la voie ; désormais nul obstacle ne pouvait m’empêcher d’aller en avant. Le plan que j’adoptai, et qui me réussit le mieux, fut de me faire des amis de tous les petits garçons blancs que je rencontrais dans les rues. Je faisais des enseignants de tous ceux que je pouvais. Lorsqu’on m’envoyait en commission, je courais une partie de la route pour avoir le temps de prendre une leçon avant mon retour. En outre, j’avais l’habitude d’emporter du pain avec moi, car il y en avait toujours assez dans la maison, et on n’en refusait pas aux esclaves qui devaient renouveler leurs forces ; sous ce rapport-là, je me trouvais beaucoup mieux traité que bien des pauvres enfants blancs du voisinage. Ce pain, je le donnais à ces chers affamés, qui, en récompense, me donnaient le pain plus précieux de l’instruction. J’éprouve une forte tentation de faire connaître les noms de deux ou trois de ces garçons, comme preuve de l’affection et de la reconnaissance que je leur porte ; mais je me tais pour ne pas leur nuire, car c’est un crime presque impardonnable dans ce pays chrétien que d’enseigner à lire aux esclaves.

    Frederick Douglass
    Mémoires d’esclave
    Ouvrage disponible sur BiBook

    Nous, écrivaines francophones, réunies ce 28 septembre 2018 à Orléans pour notre première session parlementaire, avons décidé de parler ensemble, d’une seule voix et dans la même langue. Parce que nous sommes souvent questionnées et que nous n’arrivons pas à répondre, parce que d’autres parlent à notre place, parce que nous avons envie d’être écoutées, sur nous-mêmes, sur notre propre sort, sur le monde où nous vivons et qui n’est pas si tendre avec nous. Nous voulons sortir du silence, et puisque nous disposons du pouvoir des mots, nous nous arrogeons cette parole collective et ce droit de regard sur une histoire qui continue de se faire sans nous.

    Écrire est notre passion, notre métier, mais cela ne peut être le lieu de nos solitudes, de notre enfermement. Écrire est une demeure dont nous ouvrons les fenêtres sur la planète entière. Nous voulons sortir de la nuit de Shéhérazade pour nous affirmer à la lumière du jour.

    Notre littérature n’est pas, comme on l’insinue souvent, une littérature qui se complaît dans le subjectivisme et les larmes, même si elle répugne à être une politique ou une idéologie. Notre littérature est notre voix du monde. Notre choix du monde. Combative et sereine. Décidée et généreuse. Qui se joue des imaginaires. Une littérature de toutes les enfances et de toutes les filiations, une littérature qui se réclame rarement de la norme spécifique. L’Humain et sa mesure.

    Oui, il y a bien une littérature réinventée au féminin, qui entend être au rendez-vous de l’Histoire et engagée dans les batailles, toutes les batailles. Celle qui consiste d’abord à affirmer la solidarité des écrivaines entre elles et ne craint pas de parler de « sororité ».

    Nous voulons créer un réseau d’écrivaines, encourager et marrainer les plus jeunes d’entre nous. Tout tenter pour pousser à lire et à écrire.

    Nous voulons aussi faire en sorte que toute femme ou homme de plume puisse ne pas subir la répression, les intimidations, les fatwas en tout genre. L’impossibilité de traverser les frontières.

    Nous voulons nous opposer aux guerres. Toutes les guerres. A commencer par celles visibles ou insidieuses, voilées ou à découvert, dirigées contre les femmes : le patriarcat sous toutes ses formes, le viol, le harcèlement, les mutilations génitales, les féminicides, les violences conjugales (sept femmes en meurent chaque jour au Mexique, deux en Argentine et une tous les trois jours en France). Preuve que le corps des femmes reste, au Nord comme au Sud, un enjeu de pouvoir et un théâtre de conflit. Preuve que le contrôle de la sexualité féminine reste le mot d’ordre de toutes les religions. Quand il ne s’agit pas de l’assigner à la marchandisation et aux usages publicitaires dégradants.

    Guerre contre la guerre. Celle dont les civils sont les premières cibles. Motivée par des luttes de pouvoir et des idéologies assassines. Nous combattrons le terrorisme, le djihadisme, les populismes, les discours de haine, les extrémismes religieux et le rejet de l’autre. Et tout ce qui s’en suit : ces populations errantes, perdues, accrochées aux fils de barbelé, entassées sur des bateaux de fortune parce que leurs pays leur ont refusé la perspective d’un avenir, parce que l’Europe ne leur a laissé pour perspective que d’échouer sur ses côtes comme des poissons morts.

    N’oublions pas cette phrase d’Aristophane : « Quand la guerre sera l’affaire des femmes, elle s’appellera la paix ! » Pourquoi ? Parce que chaque femme consciente et libre est un danger pour les dictatures. Parce que chaque femme qui traverse une frontière réhabilite la parole sur l’altérité.

    Ces temps de violences et de replis ont lieu sur fond d’une planète qui s’affole et d’une nature à l’épreuve de la globalisation, de l’industrialisation à outrance, du consumérisme et de la pollution. Nous disons, nous les femmes, que le combat de l’environnement est notre combat. Que la Terre est notre seul véritable pays. Celui que nous voulons transmettre à nos enfants.

    Nous disons tout cela, ensemble, dans une seule langue : le français. Nous n’en avons pas honte. Nous n’avons pas de complexe à nous exprimer dans ce qui n’est plus seulement la langue de Molière. Au contraire : nous voulons renouveler voire refonder le discours sur le français. Rompre avec la terminologie de guerre — « butins » et « langue du colonisateur » — et nous débarrasser des litiges du passé. Nous faisons de cette langue notre enfant légitime.

    Nous lui apprendrons à dire nos origines, nos parcours, les causes qui nous tiennent à cœur. Nous lui apprendrons à moduler le chant de ses phrases sur les berceuses de nos mères, et cette langue dont nous userons en ce qu’elle a de plus noble et de plus juste et de plus universel nous dira. Elle en profitera pour rester en mouvement, pour élargir son territoire d’hospitalité, pour rajeunir à la source de nos métissages.

    Mais nous ne serons pas là que pour pointer les déséquilibres et détecter les tragédies. Nous voulons redonner au monde sa belle voix, ancrée dans l’espoir et soucieuse des générations futures. Retisser ses liens sociaux et réhabiliter ses traditions de convivialité. Impulser une modernité qui aurait cet attribut féminin de savoir réguler les différences et les différends.

    Nous rêvons ? Eh bien tant mieux ! Parce que le jour où les femmes ne rêveront plus, ce sera le plus grand cauchemar pour les Hommes. Rêvons ! Et faisons en sorte que nos rêves s’achèvent dans une raison du monde. Par notre voix s’édifie la seule civilisation qui vaille à nos yeux : la civilisation universelle.

    Les signataires : Marie-Rose Abomo-Maurin, Maram Al-Massri, Marie-José Alie-Monthieux, Ysiaka Anam, Dalila Azzi Messabih, Safiatou Ba, Linda Maria Baros, Emna Bel Haj Yahia, Nassira Belloula, Maïssa Bey, Lila Benzaza, Lamia Berrada-Berca, Sophie Bessis, Tanella Boni, Hemley Boum, Dora Carpenter-Latiri, Nadia Chafik, Chahla Chafiq, Sonia Chamkhi, Miniya Chatterji, Aya Cissoko, Catherine Cusset, Geneviève Damas, Zakiya Daoud, Bettina de Cosnac, Nafissatou Dia Diouf, Eva Doumbia, Suzanne Dracius, Alicia Dujovne Ortiz, Sedef Ecer, Charline Effah, Lise Gauvin, Laurence Gavron, Khadi Hane, Flore Hazoumé, Monique Ilboudo, Françoise James Ousénié, Fabienne Kanor, Fatoumata Keïta, Liliana Lazar, Sylvie Le Clech, Catherine Le Pelletier, Tchisseka Lobelt, Kettly Mars, Marie-Sœurette Mathieu, Madeleine Monette, Hala Moughanie, Cécile Oumhani, Emeline Pierre, Gisèle Pineau, Emmelie Prophète, Michèle Rakotoson, Edith Serotte, Leïla Slimani, Aminata Sow Fall, Elizabeth Tchoungui, Audrée Wilhelmy, Hyam Yared, Olfa Youssef, Fawzia Zouari.

    Le continent africain compte déjà plus d’un milliard d’habitants. Ils seront deux milliards en 2050 parmi lesquels plus d’un milliard seront en âge de travailler. La grande gageure sera la formation de cette jeunesse pour répondre aux multiples défis auxquels fait face la région.

    Il est de coutume de ne percevoir dans la multitude africaine que la dimension de la pauvreté et des exactions dont sont victimes les populations noires. Et c’est à l’économique que renvoient les images qui en témoignent. Il est alors de bon aloi de parler de développement et de lutte contre la pauvreté quand il s’agit de supputer les solutions à apporter aux problèmes récurrents de ces populations. Pourtant s’il est vrai que la production de biens et services est un préalable au développement économique, celui-ci n’en demeure pas moins tributaire des hommes auxquels il appartient d’impulser ce processus et ils ne pourront le faire à leurs bénéfices et pour leur épanouissement qu’en puisant dans leur patrimoine culturel commun. D’où l’importance du livre, l’outil premier pour faire des valeurs culturelles de la civilisation noire une plateforme de reconnaissance identitaire, de solidarité et de reconquête du moi de l’Africain après les négations ségrégationnistes des années de plomb de l’histoire traumatique qui a été la sienne tout au long des siècles d’esclavage et de conquêtes coloniales.

    C’est à la lumière de cette exigence qu’il faut priser une action et un héritage. L’action est celle des éditeurs indépendants. Dans l’ère de la mondialisation où la production et le commerce du livre obéissent aux lois du marché, ils le rendent accessible au plus grand nombre. Quant à l’héritage, il est celui du poète et de l’académicien Léopold Sédar Senghor, premier président du Sénégal, chantre de la Négritude, c’est-à-dire l’ensemble des valeurs de la civilisation noire dont il entendait faire les fondations d’une renaissance culturelle et économique de l’homme noir. Il avait fait de la politique de diffusion du savoir à travers l’enseignement et la lecture son cheval de bataille en promouvant l’édition, la promotion artistique, la création de bibliothèques et l’exonération de taxe de la production et du négoce du livre. Les prix Nobel de paix, de littérature et d’économie d’origine africaine et bien d’autres auteurs noirs connus ou anonymes, publiés ou dans l’attente et l’espoir de l’être un jour honorent également ce legs à travers le roman, l’essai, la poésie, l’information, l’image, les arts, les lettres et bien d’autres encore.

    Cette action des éditeurs indépendants et cet héritage créatif sont d’autant plus d’actualité que pour la première fois, depuis un demi-siècle, l’Afrique est en passe de célébrer un renversement des rôles. Durant la décennie passée, le nombre des consommateurs de la classe moyenne – ceux qui dépensent 2 à 20 dollars par jour -, a augmenté de plus de 60 %, pour atteindre 313 millions. Ce nombre ira s’agrandissant car dans la décennie à venir, l’Afrique sera le seul continent où la population continuera de croître. L’essor de la classe moyenne et sa nouvelle propension à consommer des livres et à s’adonner aux choses de l’esprit représentent le plus puissant moteur de la croissance culturelle et du renouveau identitaire qui doivent être le socle de tout développement économique pour qu’il soit durable et qu’il contribue au bien être réel des populations.

    Cependant, pour que cette toute nouvelle embellie se traduise en progrès sociaux, en création d’emplois et en amélioration du niveau de vie des populations, les pays africains devront poursuivre leur développement matériel en diversifiant leurs activités économiques et en créant de la valeur ajoutée. Pour ce faire, ils devront mettre en place des politiques d’industrialisation appropriées pour la transformation locale des matériaux en produits finis et semi-finis afin de préserver leur environnement, un capital qui leur est propre mais qui relève aussi du patrimoine écologique de l’humanité dont la propre survie est menacée par les exactions d’un capitalisme mondial prédateur et destructeur.

    Prendre conscience et revendiquer sa propre identité tout en ayant conscience de sa dimension universelle, voilà le défi qui ne peut être relevé qu’à travers un programme éducatif transformationnel de la jeunesse africaine. Cela nous ramène encore une fois de plus à l’importance du livre, de son édition et de son accessibilité aux populations concernées. Car c’est par la lecture qu’on forme les âmes en les ouvrant à l’autre, aux nouvelles idées et à de nouveaux horizons, aux rêves, à l’innovation et à la créativité.

    Il est aussi d’évidence historique que les peuples ne s’épanouissent qu’avec des régimes qui garantissent le respect de leurs droits fondamentaux. Ce sont les écrits qui forment le corps social aux libertés d’expression et aux valeurs démocratiques. Ce sont aussi les écrits qui irriguent les canaux de diffusion du savoir que sont les établissements d’enseignement et les organes d’information.

    Ainsi la « bibliodiversité » est au commencement et à la fin du processus de développement actuel de l’Afrique, que toutes les statistiques décrivent comme le nouvel eldorado de la croissance économique mondiale de la manière dont la Chine l’a été il y a trente ans.

    Sanou MBAYE Économiste, auteur de L’Afrique au secours de l’Afrique , édition de l’Atelier / coédition solidaire panafricaine, 2010

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